NOTRE COMBAT

3 FOIS NON !!!

1. NON AU TRAFIC D’AMMONITRATES !

La population des villes de Saint-Brieuc et Plérin encoure depuis plusieurs années un risque industriel majeur généré par un trafic d’ammonitrates au cœur de l’agglomération !

Plusieurs milliers de tonnes d’ammonitrates, engrais azoté à haut risque explosif, transitent chaque année sous nos fenêtres, depuis le port de commerce de St-Brieuc. Les zones létales (590m) et à effets irréversibles (1290m) touchent des centaines d’habitations sur les quartiers de Saint-Laurent de la Mer et Cesson, sans que la population locale ne soit informée !


Et pourtant : “C’est ça qui a fait sauter AZF à Toulouse ! Alors il vaut mieux faire gaffe...”, a même confié à la presse un responsable de la CCI en 2013. (source Ouest France, 20 mars 2013)


“La pollution maritime, l’incendie, la libération d’un nuage toxique et l’explosion sont les risques qui peuvent affecter certains quartiers de la commune. Une explosion produirait un flux thermique et une onde de surpression qui affecterait le quartier de Saint-Laurent de La Mer. En cas d’explosion, les effets de surpression sur l’homme sont létaux dans un rayon de 590 mètres et irréversibles dans un rayon de 1290 mètres autour du quai de déchargement des ammonitrates. Les personnes qui vivent dans le quartier de Saint-Laurent sont donc exposées à ce risque”. (Source : Le risque industriel à Plérin, 01/04/2015)


Les drames d’AZF et de Lubrizol ne servent-ils pas d’exemples pour que cesse notre mise en danger ? Va-t-on attendre qu’une catastrophe fasse des milliers de victimes sur notre territoire ?

2. NON À L’ENVASEMENT DE LA BAIE !

Les extensions du port de commerce du Légué et la bétonisation de la pointe de Sous-La-Tour ont provoqué un envasement complet et une pollution lourde de la baie et de l’estuaire.

C’est un comble ! Puisque parallèlement le constat économique de l’activité du port est accablant : un trafic portuaire en baisse constante depuis 40 ans malgré un coût d’entretien du port pharaonique et près de 40 millions d’euros déjà investis depuis les années 90.

450 000 tonnes de marchandises transitaient par le port dans les années 70… et seulement 249 694 tonnes en 2018 (Source CCI)

Et c’est une aberration contre nature !! CAR le port du Légué est et restera définitivement par sa géographie un port de fond de baie donc un port à échouage, totalement inadapté au commerce maritime, éloigné du couloir commercial de la Manche !

Alors pourquoi persister dans cette impasse économique ? Aucun lobby politico-économique ne justifie que l’on sacrifie notre Territoire !

Jour et nuit, à marée basse, des pelleteuses draguent en rotation permanente 120 000 m3 de vase polluée par an, et ce depuis des années, devant les quais du port de commerce, moyennant près d’un million d’euros par an d’argent public gaspillé.

De la vase rejetée quelques centaines de mètres plus loin, à hauteur de la plage du Valais, qui a vu son sable disparaitre et être remplacé par une boue noire remplie de métaux lourds, de résidus chimiques, de plastiques et de ferraille.

Tout l’estuaire pollué est désormais fermé d’accès à la population car des gaz toxiques mortels s’en échappent ! Les algues vertes y prolifèrent et ne peuvent plus elles-mêmes être ramassées.

3. NON AU PROJET DU 4e QUAI !

Comme si le constat accablant de l’échec économique du port de commerce actuel ne leur suffisait pas, les décideurs politiques enfoncent le clou et veulent faire passer cette année un nouveau projet honteux sur le port du Légué : avec la bétonisation de près de 5 hectares du milieu maritime au pied de la Réserve Naturelle Nationale de la baie, la création d’un quai de 100 mètres de long, et d’entrepôts de 8000 m2, tout cela au pied de la Tour de Cesson, l’ensemble venant obstruer tout l’estuaire au niveau du quartier de Sous-La-Tour.

Ce projet, pompeusement appelé « Le Grand Légué », mais que l’on peut qualifier de manière plus réaliste la nouvelle verrue du Légué, est porté moyennant la somme astronomique de 18 millions d’euros, une fois de plus aux frais de la collectivité !

Avec le 4e quai, c’est une catastrophe écologique de grande ampleur et une défiguration de la baie qui se profilent, avec :

• Une pollution aggravée (métaux lourds, matières organiques et oxydables, matières azotées, nitrates, matières phosphorées, résidus de pesticides).

• Une prolifération des algues vertes

• La disparition de l’unique plage de Saint-Brieuc, la plage du Valais

• La destruction de tout l’écosystème naturel, avec des impacts nombreux sur le milieu naturel de la Réserve Naturelle de la Baie et sur la Zone Natura 2000

• La dénaturation de l’embouchure de la Baie de Saint-Brieuc avec une zone de périmètre de Monument Historique bafouée. Le projet de 4e quai se situe au pied de la Tour de Cesson du XIVe siècle, classée IMH, élément patrimonial emblématique de la baie de Saint-Brieuc. Site historique majeur de la région, qui va être honteusement défiguré alors qu’il constitue pourtant le symbole de la ville côté mer.

ALORS OSONS DIRE STOP !

STOP à la catastrophe écologique qui dénature insidieusement notre baie jour après jour ! Ce port du Légué, non rentable économiquement, représente une atteinte environnementale irréversible pour le pays de Saint-Brieuc .


Appel à tous les responsables politiques de la Baie de Saint-Brieuc :

Candidats à la gestion de notre Patrimoine Naturel, supposés défenseurs de l’écologie. Mesdames et Messieurs les présidents des Conseil Régional et Départemental, Préfet des Côtes-d’Armor, Maires des communes littorales de la Baie, (Saint-Brieuc, Plérin, Yffiniac, Langueux, Hillion, Morieux, Planguenoual ...), élus de Saint-Brieuc Armor Agglomération, membres du Syndicat mixte du Grand Légué :
L’ASSOCIATION ENVISAGE UN RECOURS EN JUSTICE, NOUS ATTENDONS DE VOUS UNE RÉACTION FORTE !
PROPOSEZ-NOUS UN AUTRE AVENIR POUR NOTRE TERRITOIRE !

Proposons un autre avenir pour la Baie de Saint-Brieuc,
qui n'a pas vocation à être la poubelle de l'agglomération !

Portons au contraire un nouveau projet qui valorise notre potentiel touristique, patrimonial, naturel et environnemental !

Exigeons un port responsable et respectueux de l’environnement, digne du LABEL PORT PROPRE, recentré sur la pêche, la plaisance et la réparation navale

Faisons cesser la bétonisation et l’artificialisation du port, d’ailleurs fermement interdites par l’Union des Ports de France dans une perspective de démarche environnementale nationale

Exigeons la fin du trafic d’ammonitrates pour que cesse la mise en danger de milliers d’habitants

Exigeons la déconstruction du môle pour recréer une chasse d’eau naturelle qui libère l’estuaire envasé

Revalorisons le patrimoine naturel de la pointe de Cesson. Créons un pôle d’intérêt touristique axé sur nos atouts naturels et patrimoniaux, qui lancera une dynamique économique, créatrice d’emplois, et qui revalorisa l’image du Pays de Saint-Brieuc.


Sachons qu’ UN AUTRE AVENIR EXISTE AUSSI POUR LE DÉVELOPPEMENT DU COMMERCE MARITIME DANS LE DÉPARTEMENT : le site de KERARET, dans le secteur de Tréguier (www.keraret.eu). Un projet intelligent, tant économiquement qu’écologiquement, très attendu par la population trégorroise. Mais un projet qui n’a jusqu’à présent jamais été privilégié par les décideurs politiques, pour d’obscures raisons que la Raison n’explique pas.

D’autres alternatives économiques sont possibles !

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